anafé
      a
ssociation nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers

 

sommaire communiqués

 

L’Anafé vous convie à une conférence de presse jeudi 25 novembre 2004 à 11h

Dans les locaux d’Amnesty International, 72-76 boulevard de la Villette, 75019 Paris

Après six mois passés en zone d’attente, l’Anafé présente son bilan. Le 5 mars 2004, l’association a signé avec le ministre de l’Intérieur une convention qui lui a permis d’assurer, pour une période expérimentale de six mois, une « assistance permanente » auprès des étrangers non admis sur le territoire français et maintenus en zone d’attente à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Des discussions sont en cours avec le ministère pour reconduire cette convention pour une année.

En limitant l’intervention au seul local ZAPI3, cette convention - dont la négociation a duré près de deux ans – ne répond que partiellement à la revendication portée par l’Anafé depuis quinze ans , à savoir l’accès permanent et sans conditions des associations à toutes les zones d’attente, c’est à dire « des points d’embarquement et de débarquement à ceux où sont effectués les contrôles des personnes » au sens de la loi. Elle a toutefois permis à l’Anafé de rencontrer environ 600 étrangers maintenus, de venir en aide à certains d’entre eux et de mieux connaître les différents services qui se côtoient dans la zone d’attente.

Deux rapports rendus publics le 25 novembre rendent compte des observations effectuées pendant ces six mois.

Le premier rapport, La frontière et le Droit : la zone d’attente de Roissy sous le regard de l’Anafé, reflète l’évolution de la politique aux frontières menée par la France : s’il y a aujourd’hui moins d’étrangers maintenus en zone d’attente, c’est au prix d’une efficacité accrue des méthodes de renvoi, des « contrôles passerelle » et de la dissuasion dans les pays de départ. Essentiellement orientée vers un objectif sécuritaire, cette politique n’est pas sans risques pour le respect des droits de la personne, notamment le droit d’asile.

Le second rapport, La zone des enfants perdus - Mineurs isolés en zone d’attente de Roissy, décrit l’ampleur et la gravité des problèmes constatés par l’Anafé à propos des mineurs étrangers maintenus en zone d’attente. Il montre que, malgré la loi qui a institué, depuis deux ans, la présence d’un administrateur ad hoc pour assister dans leurs démarches les mineurs étrangers isolés, la priorité de l’administration reste avant tout leur refoulement, au détriment de la protection spécifique dont ces enfants devraient être l’objet.


-Anafé, La frontière et le Droit : la zone d’attente de Roissy sous le regard de l’Anafé -
Bilan de six mois d’observation associative (avril-octobre 2004)

-Anafé, La zone des enfants perdus - Mineurs isolés en zone d’attente de Roissy –
Analyse de l’Anafé du 1er janvier 2004 au 30 septembre 2004