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COMMUNIQUÉ À LA PRESSE DU 20 FÉVRIER 2001

Les verts


Réfugiés kurdes : Zone d’attente = zone de non-droit ?

 

Les associations et les élus, parmi lesquels Francine Bavay, porte-parole des Verts, venus apporter leur soutien aux réfugiés Kurdes se sont vus aujourd’hui interdire l’accès à la zone d’attente où ces derniers sont enfermés.

Plus alarmant encore, et alors que les interrogatoires se poursuivent et que des audiences doivent décider demain du sort d’une bonne partie de ces réfugiés, certains avocats n’ont pas pu approcher leurs clients pour les conseiller et les défendre.

Les Verts s’élèvent contre ces pratiques qui nient les droits élémentaires de tout être humain. Outre l’incontestable droit qu’ont les réfugiés de consulter et se faire représenter par un avocat, il est également incompréhensible de les museler et de les empêcher de rencontrer leurs nombreux soutiens. Cette zone d’attente ne doit pas se transformer en zone de non-droit.

Par ailleurs, Les Verts considèrent que ce n’est pas en traitant dès demain 400 dossiers en 5 heures que l’on pourra régler de manière convenable le destin de ces personnes. Les Verts demandent donc au gouvernement de leur accorder le droit d’asile. Les 900 Kurdes, dont 300 enfants, qui ont risqué leur vie pour une existence meilleure, ont le droit aujourd’hui de connaître des conditions de vie convenables.

Parallèlement, il apparaît fondamental au regard de ces événements de reconnaître officiellement le groupe d’étude parlementaire qui travaille activement à l’Assemblée Nationale sur la question Kurde. Il est plus que temps que la Communauté Internationale se penche sur le sort de ces 30 millions de personnes qui forment un peuple sans Etat, sans reconnaissance, et qui vivent dans l’oppression.

Les Verts