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Violences policières en zone d'attente

NOUVELOBS.COM | 24.02.05 | 12:47

L'anafé dénonce de "très graves" cas de violences policières lors du renvoi de quatre Congolais et d'un Camerounais à l'aéroport de Roissy.

L 'association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) a dénoncé dans un communiqué mercredi 23 février "de très graves allégations de violences policières" qu'elle a recueillies "sur le renvoi de quatre Congolais et d’un Camerounais depuis la zone d’attente de Roissy Charles de Gaulle" le 19 février. L'Anafé indique qu'une "plainte a été déposée auprès du procureur de la République", mais qu'il est "peu probable" que ces cinq personnes "en connaissent les suites. Car dès le 21 février, coupant court à toute possibilité de réaction, la PAF expulsait à Libreville quatre d'entre eux". L'association affirme que ces deux femmes et trois hommes, venus séparément en France et qui se sont vu refuser l'admission sur le territoire disent avoir subi des violences. Gifles, coups de poing : des violences graves qui n'auraient cessé que "sur l'intervention d'un commandant de bord qui s’est opposé à l’embarquement" de l'une des femmes sur son vol.


L'Anafé indique que "le médecin de la zone d’attente a établi un certificat médical de deux pages, attestant des nombreuses violences subies par "K.M.", qu’il a décrite comme "psychologiquement très choquée et physiquement percluse de douleurs de l’ensemble du corps"." L'association indique que le médecin "a également prononcé une incapacité totale de travail (au sens pénal) de 15 jours."


"Une fois de plus, dénonce l'Anafé, malgré des certificats médicaux et des saisines du procureur de la république, les autorités ont ouvertement fait "disparaître" les traces d’agissements graves commis par des policiers en expulsant leurs victimes."