Retour au sommaire presse

Les Quinze donnent leur feu vert à la création d'une agence aux frontières

AFP | 16.10.03 | 20h42

Les chefs d'Etat et de gouvernement des Quinze ont donné jeudi à Bruxelles leur feu vert politique à la création d'une agence de contrôle aux frontières, a indiqué le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, à la tête de l'UE jusqu'à fin décembre."Il y a eu un vaste accord sur la proposition de créer une agence", a déclaré M. Berlusconi lors d'une conférence de presse après la première session de travail du sommet de Bruxelles.L'agence coordonnera divers projets de coopération (formation de garde-frontières, analyse des risques, harmonisation de l'équipement, missions de surveillance...) et s'appuiera sur des centres dédiés aux frontières terrestres (déjà opérationnel à Berlin), aéroportuaires (à créer en Italie) et maritimes (à créer en Espagne et en Grèce).La Commission européenne doit présenter une proposition détaillée début novembre pour que le dispositif puisse se mettre en place rapidement, peut-être en 2004."Il ne s'agit pas d'un corps européen de garde-frontières. Les Etats membres gardent la responsabilité du contrôle aux frontières", avait souligné le commissaire aux Affaires intérieures Antonio Vitorino lors d'une rencontre des ministres de l'Intérieur début octobre.Selon des sources européennes, les Quinze n'ont pas discuté plus de 20 minutes de l'immigration, qui était l'un des sujets principaux du sommet avec la relance de l'économie.Le seul petit débat a porté sur les quotas d'immigrants légaux que la présidence italienne souhaiterait instaurer en faveur des pays tiers qui accceptent de signer des accords de réadmission de leurs émigrés et des clandestins transitant par leur territoire.Les Quinze ont simplement accepté que la Commission fasse une étude de faisabilité et plusieurs pays, notamment la Belgique, ont réaffirmé leur volonté de ne pas s'engager pour l'instant davantage sur cette question, selon ces sources.La Commission a réaffirmé qu'en tout état de cause chaque Etat membre garderait la définition de ses quotas et qu'il était hors de question d'imposer des quotas depuis Bruxelles.