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Les Cinq d'accord pour "l'entrée de la biométrie" sur les visas Schengen
AFP | 20.10.03 | 12h39


Les ministres de l'Intérieur du Groupe des 5, le "G5", réunis à La Baule (Loire-Atlantique) depuis dimanche, ont annoncé lundi, qu'ils étaient "d'accord pour l'entrée de la biométrie" sur les visas, en particulier les visas de Schengen."Nous voulons tous les cinq qu'elle (la biométrie) fasse son entrée sur les visas Schengen", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, lors de la conférence de presse commune qui marquait la fin de la réunion de la Baule.La biométrie consiste à stocker sur un support (carte à puce, code-barre), une ou plusieurs caractéristiques physiques d'un individu (empreintes digitales, reconnaissance faciale, iris de l'oeil) pour permettre de vérifier que le porteur d'un document en est bien le titulaire.Selon M. Sarkozy, les Cinq sont convenus d'adopter la technologie de la carte à puce pour la biométrie."Nous voulons la biométrie tout de suite, mais pas une biométrie qui ferme l'avenir", a ajouté M. Sarkozy.

"C'est pourquoi nous tenons à la technologie de la puce" car elle permet d'ores et déjà de stocker "ce qui est le plus fiable actuellement: empreintes digitales et reconnaissance du visage."En même temps, "nous ne voulons pas nous priver de la reconnaissance par l'iris de l'oeil" qui pourra, elle aussi, être stockée dans une puce selon l'évolution de la technologie", a ajouté M. Sarkozy.Pour le ministre allemand, Otto Schily, il "faut éviter que plusieurs systèmes biométriques différents existent, un système russe, un autre européen ou d'autres."C'est pourquoi "il est très important que nous soyons d'accord sur un processus de normalisation internationale" en ce domaine, a-t-il ajouté.Cette question de la biométrie a été l'occasion, pour le britannique David Blunkett, de revenir sur l'actuel débat au sein de son gouvernement, sur l'instauration éventuelle d'une carte d'identité en Grande-Bretagne."Si nous adoptons ce document, il faudra le faire en fonction de la meilleure utilisation de la biométrie, afin de développer un système sûr et vérifiable."Interrogé sur le calendrier de la mise en place de la biométrie sur les visas Schengen, le ministre italien (dont le pays préside l'Union européenne), Giuseppe Pisanu a précisé que cette question serait "à l'ordre du jour du prochain Conseil Justice-Affaires-Intérieures (JAI) du 6 novembre."