Les origines de l'Anafé.

Depuis le milieu des années 80, dans le cadre d'une politique de contrôle de plus en plus strict des flux migratoires, les Etats européens ont développé un certain nombre de mesures et de pratiques destinées à lutter contre l'immigration irrégulière.

Parmi ces dispositions, nombreuses sont celles qui ont trait aux conditions d'accès au territoire européen: généralisation de l'exigence des visas, amendes aux compagnies de transport, etc..

En France, certaines des conséquences les plus manifestes sont constatées aux frontières. Des milliers d'étrangers, qui ignorent souvent la réglementation et dont l'entrée sur le territoire n'est pas autorisée, se voient maintenus en "zone d'attente" pendant plusieurs jours, dans des conditions difficiles. En outre, à cette époque aucun texte légal n'autorise cette forme de détention provisoire. Parmi ces étrangers, l'on compte plusieurs demandeurs d'asile fuyant leur pays en quête d'une protection. Fréquemment témoins de situations humaines tragiques, plusieurs syndicats de professionnels du transport aérien prirent contact en 1988 avec des organisations de défense des droits de l'homme (la Cimade, la LDH, Amnesty...). Un groupe informel de discussion et de travail sur des actions communes se développa alors. En 1989, il se structura en association loi 1901, donnant ainsi naissance à l'Anafé : assistance nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers.

Un double objectif est alors fixé:

- assurer une présence effective auprès des étrangers non-admis aux frontières ou en attente d'une décision d'admission au titre de l'asile.

- exercer une pression auprès des pouvoirs publics afin que le sort réservé aux étrangers aux frontières soit respectueux tant du droit français que des conventions internationales ratifiées par la France.

Plaquette de présentation de l'Anafé à télécharger [pdf, 96 kb]